COLLÈGE DES NATUROPATHES DU QUÉBEC

 


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Un vent de changement

Le 20 janvier 2009 marque le début d'un temps nouveau. Avec l'entrée en fonction du nouveau président américain Barack Obama, une ère de changement vient certainement de naître pour l'Amérique et peut-être pour l'humanité entière.

Le discours d'investiture du président contenait certes des propos idéalistes mais il était surtout inspirant et porteur d'espoir. J'ai retenu les quelques points suivants :

  • En disant aux américains que la force d'un pays vient de ses valeurs et non pas de son armée et que l'Amérique est l'amie de toutes les nations.
  • En soulignant qu'il faut trouver les moyens de changer nos habitudespour protéger la planète en invitant inlassablement chaque citoyens à prendre ses responsabilités, car le changement vient d'en bas.
  • En affirmant que le problème de la faim dans l'hémisphère sud de la planète nous concerne tous, car le monde devient de plus en plus petit.

Par ces propos, Barack Obama canalisait un vent de changement et incarnait la personne que chaque naturopathe désire être, c'est-à-dire, un instigateur du changement.

Ce vent de changement pourrait se nommer RESPONSABILISATION car il appartient à chacun de nous, Américain ou pas, de s'investir dans de petites actions concernant de grands problèmes sociaux comme la crise économique, la crise alimentaire ou les problèmes environnementaux. La somme de nos petits efforts ne pourra que construire une meilleure société et préserver notre planète.

Mais nous, naturopathes, porteurs d'un savoir précieux pour les individus et leur milieu de vie, devons aller encore plus en profondeur, réaliser un travail de fond, et livrer la connaissance souvent empirique, mais combien sage, que nous ont légué, souvent à grand coup de batailles, nos prédécesseurs naturopathes.

Profession : professeur de bonne habitudes de vie
Il va s'en dire, alors que notre planète est à quelques décennies d'une catastrophe annoncée, que le moment est d'autant mieux choisi pour adopter des habitudes de vie saines et respectueuse de l'environnement. À l'intérieur du grand vent de changement annoncé par le président Américain, vit une volonté nouvelle. Les gens désirent améliorer leurs habitudes de vie. Ils acceptent de plus en plus leur responsabilité en ce qui concerne leur santé et l'environnement. Bien sûr tout n'est pas gagné. Et c'est là que l'enseignement de la naturopathie selon l'approche hygionomiste prend tout son sens.

D'abord se désintoxiquer
À mon avis, le phénomène de l'intoxication cellulaire est parmi les plus mal compris autant de la médecine officielle que de la population en générale. Il nécessite un enseignement méticuleux et soutenu de la part des naturopathes. Paradoxalement, de nos jours, plus personne ne conteste les problèmes de pollution qui affligent notre planète. On reconnaît par exemple que la plupart des produits chimiques employés en agriculture finissent par intoxiquer la terre. Pourtant, notre corps, à l'instar des cours d'eau ou de l'atmosphère fini bel et bien par se saturer de déchets et en être malade. Il est curieux que l'on accepte facilement l'idée qu'il faille arrêter de polluer ou qu'il faille désintoxiquer l'environnement mais que nous ayons tant de mal à comprendre que ce même processus se produit dans nos propres cellules.

A mon avis, l'enseignement des principes entourant les états d'intoxications organiques est une tâche tout aussi déterminante que tous les combats environnementaux car elle relève de l'écologie organique, elle-même tributaire de l'écologie de notre milieu de vie.

Changer une façon de penser
D'un point de vu naturopathique, on peu dire que la pensée de la population en général est polluée et mérite une bonne " cure de désintoxication ". En effet, tout un système pédagogique et médiatique ayant pour arme principal la peur de la maladie et de la mort exerce depuis plusieurs années une intoxication populaire. En fait, les gens on de la difficulté à penser et laisse la médecine et la science prendre les décisions à leur place. Ils n'ont plus le temps d'être malade et, ayant l'esprit polluée, n'entendent plus les sages messages de leur corps et de la médecine empirique dont découle d'ailleurs la naturopathie.

Les temps sont venus, avec le grand vent de changement et de responsabilisation incarné par le président Obama, pour nous naturopathes de multiplier nos efforts afin de faire connaître les principes de la naturopathie selon l'approche hygionomiste. L'enseignement que nous dispenserons permettra à la population de faire des choix mieux éclairés en ce qui concerne leur santé et celle de la planète.

Je vous laisse réfléchir à tout ceci et n'oubliez pas ; " yes we can " oui, nous le pouvons.

Pierre Choinière, N.D., S.E.S.
Membre du Collège des Naturopathes du Québec
et le la Société ÉducoSanté
Publié le: 02/02/2009

 

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